Voici les points saillants de la journée
- Une coalition de pays (dont Allemagne, Royaume-Uni, Danemark, Kenya) a proposé la mise en place d’une feuille de route pour la sortie des combustibles fossiles un « road-map » organisant la transition hors charbon, pétrole et gaz.
- Les peuples autochtones ont fait entendre leur voix de façon forte lors de la journée officielle « Health Day » (Journée santé) : les impacts du climat sur la santé, les territoires et le mode de vie ont été mis en avant.
- Le thème de la transparence et de la gouvernance climatique a été souligné : l’association Transparency International a alerté que plus de la moitié des délégués de la COP30 n’auraient pas correctement déclaré leurs affiliations, ce qui pose un problème de confiance dans le processus.
Plusieurs points de tension subsistent, il s’agit de :
- L’opposition entre des pays producteurs de fossiles (notamment des pétro-États) et les pays en développement/insulaires sur la question de la sortie des combustibles fossiles s’est accentuée certains pays estiment que l’agenda du charbon/pétrole dilue les priorités adaptation/justice.
- Les communautés autochtones ont dénoncé ce qu’elles qualifient de « zones de sacrifice » où la transition énergétique ou les exploitations continuent à menacer leurs territoires, sans compensation adéquate.

Durant la journée du 11 novembre les points marquants ont été les suivants :
- Le thème de l’adaptation et de la résilience climatique a pris le devant de la scène : un rapport de l’United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) indique que les pays en développement pourraient avoir besoin jusqu’à 310 milliards USD par an d’ici 2035 pour renforcer leur résilience face aux phénomènes extrêmes (tempêtes, inondations, feux).
- L’Agenda de l’hôte brésilien a mis l’accent sur l’eau comme pilier de l’action climatique lors d’un événement de haut niveau intitulé « Waters of Change – Shaping Resilient and Sustainable Pathways ».
- Des négociations de fond ont commencé : mise en discussion d’indicateurs pour le «Global Goal on Adaptation (GGA) », et élaboration d’une feuille de route pour un objectif collectif de financement climatique accru.
- Une manifestation d’ampleur s’est produite : des représentants autochtones ont forcé l’entrée du site de la conférence pour exiger davantage de protection pour leurs terres et un rôle renforcé dans les décisions climatiques.
Des points tension subsistent, à savoir :
- Le financement reste un point majeur de divergence : pays développés et pays en développement s’opposent sur les montants, les conditions d’accès et les mécanismes (subventions vs prêts). I
- Le cadre des « marchés carbone » et de l’article 6 de l’Accord de Paris ressort également comme sujet de débats technico-politiques.
- Les revendications des peuples autochtones sur l’Amazonie et la gouvernance locale ont accentué la dimension sociale et de justice climatique de cette COP-30.
Les implications de la mauritanienne devrait porter sur :
- Une position forte votre sur le thème de l’adaptation et de l’eau, car l’agenda de l’hôte ouvre des opportunités réelles.
- Une formulation de demandes concrètes de financement adaptable, avec des propositions d’outils opérationnels (par ex. investissements pour réseaux d’eau, systèmes d’alerte précoce).
- Un soutien à la reconnaissance et la participation des communautés locales et autochtones dans les mécanismes de gouvernance climatique.
- Une anticipation d’un possible blocage sur les textes d’atténuation ou marchés carbone si les pays en développement estiment que les engagements d’adaptation ne sont pas suffisants.

